La sécurité sur chantier : une obligation légale et éthique
Un chantier de construction est l'un des environnements de travail les plus accidentogènes : chutes de hauteur, écrasement, électrocution, ensevelissement. Le droit français impose un cadre réglementaire strict pour prévenir ces risques, applicable à tout chantier dès qu'il implique plusieurs entreprises ou dure plus de 30 jours ouvrés avec plus de 20 travailleurs simultanément.
Le CSPS : coordinateur sécurité et protection de la santé
Pour les chantiers soumis aux décrets de coordination SPS (Sécurité et Protection de la Santé), la désignation d'un coordonnateur SPS est obligatoire. Il élabore le Plan Général de Coordination (PGC) et veille à son application. Pour une maison individuelle impliquant plusieurs corps de métier, un CSPS de niveau 3 est requis. Sa mission coûte 500 à 2 000 € selon la durée et la complexité du chantier.
Les équipements de protection collective obligatoires
- Garde-corps : obligatoires pour toute trémie ou bord de dalle à plus de 1 m de hauteur (norme NF EN 13374)
- Échafaudages : tout travail en hauteur supérieur à 3 m nécessite un échafaudage conforme (NF EN 12811) monté et démonté par des opérateurs formés
- Balisage de chantier : clôtures, signalétique, éclairage si travail nocturne
- Protections contre les chutes d'objets : filets de sécurité sous les planchers, casques obligatoires dans la zone de travail
Ce que le maître d'ouvrage doit faire
Le maître d'ouvrage (le client) a des obligations légales sur son chantier : déclarer l'ouverture du chantier à l'Inspection du Travail et à la CARSAT pour les chantiers soumis à coordination SPS, désigner le CSPS, et s'assurer que les entreprises intervenantes sont bien immatriculées et assurées. Ces formalités sont généralement gérées par le maître d'œuvre dans le cadre de sa mission.
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